Maria Carmen

intro

Maria-Carmen Perlingeiro est née le 21 octobre 1952 à Rio de Janeiro dans une famille de cinq enfants. Elle vit et travaille à Genève.

Cette chronologie complète est écrit par Cecilia Leuenberger et Maria-Carmen Perlingeiro.

CHRONOLOGIE

trajectoire

1971-1976

Maria-Carmen étudie à l’Ecole du Sacré-Coeur de Jésus et passe sa maturité à l’Ecole Santa Ursula, à Rio de Janeiro. En 1971, elle fréquente l’Ecole des beauxarts de l’Université fédérale de Rio de Janeiro ; deux ans plus tard, elle part pour Genève et obtient le diplôme de l’Ecole supérieure des beaux-arts, où elle fréquente, entre autres, l’atelier de sérigraphie d’Evelyne Gallopin. A cette occasion, en 1975, elle fait une série d’oeuvres en ardoise, plexiglas et fil de fer qui, avec les travaux de tous les élèves de son atelier, est exposée au Centre d’art contemporain de Genève, à la Salle Patiño.

A Genève, elle réalise un projet d’intégration à l’architecture dans un bâtiment situé rue de Villereuse ; une peinture sur un mur de douze mètres, un banc et un bac à fleurs. Cette oeuvre est encore visible, les couleurs de la peinture sont toujours d’origine.

 

Elle est sélectionnée à la 13ème Biennale Internationale de São Paulo où sont présentées des photographies en noir et blanc avec des dessins à la mine de plomb sur le thème des pierres.

 

En 1976, après un grand voyage dans le nord-est du Brésil, Maria-Carmen s’inspire des salles d’ex-voto de l’église du Padre Cicero, à Juazeiro do Norte (Ceará), pour réaliser son travail de diplôme : une salle d’ex-voto végétaux. Un des murs de la salle est couvert d’une centaine de photographies d’arbres encadrées de façon multicolore et un texte manuscrit renseigne sur la propriété médicinale de chaque plante – comme si chaque ex-voto avait été déposé par une personne différente. Dans cette même installation sont montrées de petites sculptures en terre de quelques arbres et palmiers.

1977-1982

De retour à Rio de Janeiro, elle commence à développer une série d’oeuvres sur le jogo do bicho – une loterie brésilienne quotidienne clandestine. A chaque chiffre correspond un animal. Ce travail sur le jogo do bicho est montré intégralement dans une salle de la 14ème Biennale Internationale de São Paulo. Le travail est composé de sérigraphies – Archives d’un joueur, douze planches correspondant à chaque mois de l’année – A la poursuite de l’image, douze sérigraphies sur papier quadrillé – Guide pour débutants, les vingt-cinq animaux du jeu ; d’objets – Les Animaux en conserve, vingt-cinq bocaux avec des chiffres flottant sur l’eau ; de peintures – ABC du jeu ; de diapositives en noir et blanc – La Chasse aux pronostics ; et d’un petit livre – Manuel de poche, interprétation des rêves.

La même année, elle est invitée par le directeur de l’Escola de Artes Visuais do Parque Lage, Rio de Janeiro, Rubens Gerchman, à enseigner la sérigraphie avec Dionisio del Santo, et réalise l’exposition « Plásticos » qui regroupe les travaux des élèves de son atelier de sérigraphie. A cette même époque, elle intègre l’association brésilienne d’artistes plasticiens.

 

L’année suivante, elle installe, à Copacabana, l’atelier de sérigraphie Série pour imprimer des éditions d’art. Elle réalise, entre autres, des travaux pour des artistes de Rio tels que Carlos Vergara, Waltércio Caldas, Oscar Niemeyer et Jorge Guinle (son voisin d’atelier).

 

La série sur le jogo do bicho, présentée à la Biennale de São Paulo, est montrée à Rio lors de son exposition individuelle « Letras » à la Galerie de l’Alliance française de Botafogo.

 

En 1979, invitée par Regina Vater, elle présente l’oeuvre photographique Palmeiras lors de l’exposition « Works on paper » à la Nobe Gallery, à New York. A la galerie du Centro Cultural Candido Mendes à Rio de Janeiro, elle expose N Operações, un projet expérimental réalisé avec Rute Gusmão, constitué d’un film super-8 diffusé en boucle, d’objets et d’albums de vignettes. Il s’agit d’une des premières expositions réalisées dans ce centre culturel d’Ipanema. Dans le film apparaissent deux prestidigitateurs faisant le même tour de magie simultanément. Les images du film composent un petit album de vignettes et l’ensemble des albums est disposé sur des présentoirs de supermarché ; une pyramide de tirelires est également exposée sur une étagère en verre au centre de la salle.

 

La série Si-la-box est présentée dans une exposition individuelle à la galerie César Aché, à Rio de Janeiro (1980). Ce travail est composé de photographies d’une fleur de Callistemon rouge sur lesquelles se juxtaposent des goupillons à bouteilles colorés créant un effet mimétique. Sur chaque photographie, il y a des chiffes et des lettres en relief. Ces oeuvres ont aussi été présentées lors de l’exposition « Ici-là-ailleurs » à la galerie Bernard Letu à Genève, sur l’invitation d’Evelyne Gallopin.

En 1982, elle réalise l’exposition Bicho de sete cabeças (La bête à sept têtes) au Musée d’Art Moderne de Rio de Janeiro, dans le cadre du projet Espaço ABCFunarte. Il s’agit d’une pièce composée de quatrevingt- seize objets différents, suspendus sur sept présentoirs rotatifs. Les objets – gants, couteaux, plumes, semelles – sont emballés dans des sacs en plastique et étiquetés avec des dictons et des proverbes populaires (174, 175). Elle ferme son atelier de sérigraphie à Rio et part pour New York où elle réalise une grande série de dessins au pastel, avant de faire le pas décisif vers la sculpture.

 

Au Pratt Institute, à Brooklyn, elle découvre les trois dimensions à travers la terre.

 

Après une série de travaux conceptuels, qui mêlent objets usuels et texte, elle aborde, à New York, vers 1982, la pratique du dessin. Elle entreprend alors une longue série de pastels qui reproduisent, de manière librement réaliste, des objets quotidiens. (Stéphane Cecconi. « Dessin 1 : le geste du sculpteur », Les Minutes du Cabinet des dessins. Genève : Musée d’Art et d’Histoire, 1999).

1983-1989

La malléabilité de la terre est remplacée par la dureté du marbre. En 1983, elle achète un bloc de marbre blanc de Carrare, un marteau, des ciseaux et s’inscrit au Art Student’s League de New York pour apprendre à sculpter et tailler la pierre. En décembre de cette même année, elle présente la sculpture en marbre No 11, lors de l’exposition « Small Sculpture » à la galerie Kouros à New York.

 

Deux ans plus tard, elle déménage à Genève et se marie avec Pavel Urban. Tchèque d’origine, Pavel s’associe avec enthousiasme au développement de ce nouveau travail de sculpture. Ensemble, ils partent à Carrare pour acheter quelques tonnes de marbre et, depuis, ces déplacements sont encore fréquents et deviennent un projet commun du couple. Dentiste de métier, Pavel cherche des solutions techniques pour l’installation de certaines sculptures et réalise aussi, en or massif, de petites reproductions des oeuvres de Maria-Carmen.

 

En 1986 naît leur fils Gabriel et en 1989 leur fille Sophia, et c’est seulement après la naissance des deux enfants que le marbre des sculptures s’est pour ainsi dire « ramolli ».

1990-1994

Elle enseigne la sérigraphie à l’Ecole supérieure des beaux-arts de Genève comme remplaçante d’Evelyne Gallopin. L’année suivante, en 1991, elle présente des sérigraphies avec les élèves de l’ESBA au Palais de l’Athénée à Genève.

 

La même année, elle est invitée à exposer ses sculptures au Château de Villa, à Sierre (Valais), avec les peintures de Jean-Paul Renko. A cette occasion, un catalogue est édité – grâce au soutien de Pierre Mirabaud, Rolf Bloch et Pierre Trembley – avec le texte « Entre le corps et la structure » de Ronaldo Brito et le projet graphique de Sula Danowski. Il s’agit de la première exposition de ses sculptures en Suisse. Les marbres blancs disposés dans de nombreuses pièces du château contrastaient avec les boiseries très foncées du bâtiment.

[Le marbre de Carrare] J’ai choisi de travailler cette pierre en raison de sa matière dense, de sa résistance et de son poids. La technique de la taille directe demande un temps de réalisation assez long, et ce n’est qu’après quelques années que le marbre s’est pour ainsi dire ramolli pour devenir une peau fine, toujours à la limite de se briser sous les chocs du marteau. (Maria-Carmen lors d’une conférence organisée par Sotheby’s à Uni Dufour, Genève, juin 1997).

 

En 1992, elle expose à la galerie Ruine à Genève. A cette occasion, elle fait la connaissance d’André L’Huillier, le premier collectionneur des marbres de l’artiste. L’année suivante, l’ Union de Banques Suisses, par l’intermédiaire de Roger Mayou, consultant artistique, lui commande deux sculptures en marbre, dans un plus grand format, pour un des sièges de la banque. Toujours en 1993, elle expose ses sculptures, pour la première fois, à Rio de Janeiro, à la galerie Goudard (183) et, de retour à Genève, participe à l’exposition « In vitro in vivo » avec les peintures de Josée Pitteloud.

 

En 1994, elle rejoint Raquel Arnaud, Ronaldo Brito et Guy Brett à Massa, en Italie, pour la clôture de l’atelier de Sergio Camargo, artiste dont l’oeuvre a stimulé Maria-Carmen à travailler le marbre. Elle expose ses sculptures au Gabinete de Arte Raquel Arnaud, à São Paulo. A cette occasion est édité un dépliant, réalisé à Genève par la designer Lisa Parenti.

 

Lors d’un voyage, je transportais dans mon bagage à main une sculpture, un pétale en albâtre. En passant les contrôles de sécurité, j’ai pu entrevoir à l’écran tout le contenu de mon sac. Même vues à travers des rayons x, mes sculptures restaient les mêmes ; l’albâtre montrait son intérieur. (Maria-Carmen lors d’une table ronde à la HAP Galeria, Rio de Janeiro, novembre 2002).

1996-1997

Dans mon enfance, on nous disait que pour chaque mensonge raconté apparaissait une tache blanche sur les ongles. Pour illustrer ces petits mensonges, l’albâtre me semblait le matériau idéal, dans la mesure où il est plein de taches et d’apparence organique. (Maria- Carmen lors d’une interview de Martine Jaques- Dalcroze, Journal de Genève, 23 juin 1996).

 

En 1996, elle expose la série Petits mensonges à la Galerie Rosa Turetsky, à Genève, qui édite un catalogue avec un texte de Michael Jakob.

 

(…) Pour aboutir à cet art du vivant, pour garder la fragilité du vivant, Maria-Carmen a su choisir le minéral idéal : l’albâtre. Cette pierre est dotée d’une translucidité étonnante et d’une dureté relative ; sa transparence et ses couches ondoyantes laissent apparaître la profondeur ; tout en elle semble suggérer la matière vivante sous l’épiderme. En exploitant l’irrégularité des veines de l’albâtre, l’artiste imprime sa vision dans une matière tout aussi unique que la forme d’un ongle ou celle d’une larme. (Michael Jakob. « Petits mensonges », Sculptures [catalogue]. Genève : Galerie Rosa Turetsky, 1996).

Cette même année, Maria-Carmen participe au Concours international Uni Dufour, à Genève, organisé par la Banque Darier Hentsch & Cie et l’Etat de Genève et mis en place par START, Dominique Lévy et Simon Studer. C’est son premier projet qui emploie des espèces végétales. Ce projet, réalisé avec la collaboration de Christophe Beusch, Marc Junod et Alix Cooper, reçoit le premier prix ex æquo. Le Projet Végétal a bénéficié du parrainage de la Fondation Moët & Chandon Suisse pour l’Art. Réalisé et inauguré en 1997, en même temps que l’oeuvre de l’artiste japonais Tatsuo Miyajima, composée de diodes lumineuses, le Projet Végétal est toujours visible à l’extérieur et à l’intérieur du bâtiment universitaire.

 

Pour l’élaboration du Projet Végétal, nous avons été convaincus d’emblée par la qualité architecturale de l’édifice, par la richesse des espaces et par l’attention prêtée aux choix des matériaux. Le projet a voulu mettre en valeur le bâtiment par deux modes d’interventions : premièrement par le végétal, afin d’établir un dialogue entre l’édifice et son environne environnement, et deuxièmement par la création d’une esplanade intégrant la place René-Payot, afin de donner les conditions d’une meilleure perception du bâtiment. Nous avons voulu inclure les plantes pour leur capacité de dialogue avec l’architecture et les alentours. Trois cyprès, dont la verticalité souligne en contrepoint la forte horizontalité de l’édifice, sont plantés devant la façade d’entrée en signalant de loin leur présence. (Maria-Carmen. « Le deux centième », journal du bicentenaire de la Banque Darier Hentsch & Cie, no 7, Genève, septembre 1996).

 

Le travail suivant, Águas-vivas, est exposé au Gabinete de Arte Raquel Arnaud à São Paulo, avec les séries très chères à Maria-Carmen : Petits mensonges et Soupirs. Paulo Venâncio Filho écrit le texte « Clepsydre » pour le dépliant édité à cette occasion.

 

Des objets qui sont gravés dans la mémoire comme dans l’albâtre, des madeleines en trois dimensions ; il est même possible que la mémoire soit faite en albâtre. Parce que le temps est dans la pierre comme l’eau dans une clepsydre. (Paulo Venâncio Filho. « Clepsidra », Águas-vivas [dépliant]. São Paulo : Gabinete de Arte Raquel Arnaud, septembre 1996).

 

J’ai apprécié ses sculptures, autant que peut le permettre l’image photographique, et j’ai été surpris de la manière avec laquelle elle parvient à dépasser les fausses facilités promues par la richesse visuelle et tactile de l’albâtre, créant des pièces qui, du matériau, retiennent la translucidité et les variations chromatiques, mais où elles servent la forme pure. (Lettre de José Saramago à Maria-Carmen le 19 avril 1996).

 

En 1997, elle est invitée par Adelina von Fürstenberg, directrice de Art for the World, à présenter les Lunatiques à la Madrasa Ibn Youssef, à Marrakech, lors de l’exposition « Méditations ». Chaque artiste expose son travail dans une cellule éclairée par la lumière naturelle, et les cinq lunes en albâtre de Maria-Carmen sont posées à même le sol, les unes sur les autres.

Et un morceau d’ongle coupé fait penser au croissant lunaire – la lune, vue d’ici, n’est-ce pas quelque chose d’opaque, de lumineux, de presque translucide, qui pourrait être fait en albâtre ? Lunatiques, n’est-ce pas le titre de l’oeuvre ? (Paulo Venâncio Filho. « Clepsidra », Águas-vivas [dépliant]. São Paulo : Gabinete de Arte Raquel Arnaud, septembre 1996).

1998-1999

En 1998, elle crée Open heart pour le parc de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), à Genève, lors de l’exposition « The edge of awareness », mise en place par Art for the World, sous la direction d’Adelina von Fürstenberg, pour les cinquante ans de l’OMS.

 

Open heart est composé de deux pommiers, trente plants de vigne, trente cornouillers et dix-sept arbres à perruques. Les plants de vigne de Merlot, transplantés du vignoble Les Perrières à Peissy, entourent les deux pommiers en dessinant sur le gazon la forme d’un coeur. Les raisins sont rouges. Open heart s’inspire d’une transplantation cardiaque, une réelle chirurgie à coeur ouvert. Cette oeuvre devient une installation permanente à l’OMS.

 

Trois sculptures – trois coeurs en albâtre et résine – sont montrées successivement à l’ONU de New York et au SESC Pompéia à São Paulo.

Maria-Carmen Perlingeiro joue sur les sens différents du titre de la sculpture Open heart – trois pièces en albâtre en forme de coeur, coupées au milieu dans le sens horizontal et remplies, comme un sandwich, d’une substance d’aspect gélatineux. Une allusion à un coeur littéral et matériellement cassé, à une chirurgie et au trauma de la douleur. Cependant, l’artiste suggère aussi que, malgré le durcissement, un coeur partagé s’expose aussi à l’expérience et à la vulnérabilité de l’amour. (Ariella Budick. « Healing art », Newsday, 16 septembre 1998).

La même année, Maria-Carmen présente l’oeuvre Livres, à l’occasion de l’exposition « Transitive shapes » au Gabinete de Arte Raquel Arnaud à São Paulo – commissaire de l’exposition Paulo Sérgio Duarte.

 

La fragilité de cette pierre, quand elle est confrontée aux pierres plus dures, semble être le prix payé par l’apport de la lumière et de la rare rencontre entre l’opacité et la transparence. On peut dire que, dans les formes de Maria-Carmen Perlingeiro, l’art se comporte comme d’étranges animaux domestiques : nous voulons les caresser tant ils sont familiers et attirants. Mais nous savons avec certitude que nous ne les avons jamais vus auparavant. (Paulo Sérgio Duarte. Transitive shapes [catalogue]. São Paulo : Gabinete de Arte Raquel Arnaud, 1998).

 

[…] Je réalise moi-même les sculptures : je coupe la pierre avec le marteau, je polis, je soulève de la poussière, beaucoup de poussière. J’aime cette activité physique, ce chaos de bruit et de poussière, cette brutalité. C’est seulement à la fin du polissage, quand le travail de ponçage à l’eau est terminé, que la pierre apparaît dans toute sa splendeur, dans sa plus belle translucidité, laissant traverser par sa masse n’importe quelle intensité de lumière ambiante. Là se trouve le magique. (Maria-Carmen lors d’une interview de Jacqueline Girard-Frésard, Genève XXI, 2001).

 

Invitée à présenter un préprojet artistique pour la clinique de la Suva à Sion, en 1997, elle commence à travailler en collaboration avec l’atelier d’architecture 2BM2 – Bénédicte Montant et Verena Best-Mast, architectes. Le projet Point de rosée est sélectionné et réalisé pour la piscine du centre de rééducation de la clinique. Point de rosée est un bas-relief constitué de soixante-treize « gouttes d’eau » en albâtre disséminées sur deux murs en béton de douze mètres de haut chacun.

L’art de Maria-Carmen Perlingeiro a su rapprocher ces deux pôles si opposés en offrant aux « spectateurs » de ce lieu thérapeutique un appui esthétique, intellectuel et moral. L’oeuvre au titre éloquent de Point de rosée est centrée sur le concept aquatique. L’eau, symbole universel de la vie, partagée aussi bien par l’architecture (la piscine) que par l’homme (le corps composé presque entièrement d’eau), se matérialise, résiste, tient au mur sous la forme de ce qui est léger par excellence : la goutte. Sculptées dans l’albâtre – si ressemblant, dans le domaine minéral, à la chair humaine – et ayant chacune sa forme bien définie, les gouttes deviennent un miroir pour toute personne se trouvant dans ces lieux. (Michael Jakob. Point de rosée [dépliant]. Sion : Suva, 9 septembre 1999).

L’art de Maria-Carmen Perlingeiro a su rapprocher ces deux pôles si opposés en offrant aux « spectateurs » de ce lieu thérapeutique un appui esthétique, intellectuel et moral. L’oeuvre au titre éloquent de Point de rosée est centrée sur le concept aquatique. L’eau, symbole universel de la vie, partagée aussi bien par l’architecture (la piscine) que par l’homme (le corps composé presque entièrement d’eau), se matérialise, résiste, tient au mur sous la forme de ce qui est léger par excellence : la goutte. Sculptées dans l’albâtre – si ressemblant, dans le domaine minéral, à la chair humaine – et ayant chacune sa forme bien définie, les gouttes deviennent un miroir pour toute personne se trouvant dans ces lieux. (Michael Jakob. Point de rosée [dépliant]. Sion : Suva, 9 septembre 1999).

 

Toujours en 1999, la Banque Cantonale de Genève expose une partie de sa collection au Musée Rath de Genève. L’oeuvre Petits mensonges, deux pièces d’albâtre, fait partie de l’exposition.

 

Le Musée d’art et d’histoire de Genève organise l’exposition « Le geste du sculpteur » au Cabinet des dessins, où l’artiste présente ses dessins au pastel réalisés à New York entre 1982 et 1983.

 

Elle présente les Monnaies et les Livres à l’exposition « Change directory », organisée par Culture et Développement, à la Kunsthalle de Berne, en 1999. En août de cette même année, Maria-Carmen montre sa grande série de sculptures recto verso en albâtre au Centro Cultural Banco do Brasil à Rio de Janeiro. Cette exposition – un hommage à son père, fonctionnaire de la banque à l’agence où se trouve actuellement le centre culturel – a été organisée et présentée par Franklin Pedroso. Un catalogue a été édité avec un texte de Ronaldo Brito et le projet graphique de Danowski Design (Sula Danowski et Adriana Cataldo). Cette exposition sera ensuite présentée au Gabinete de Arte Raquel Arnaud à São Paulo.

 

J’imagine sa table de travail : bureau en bois massif foncé, avec porte-plume, tampons, livres de caisse, brouillons de calculs faits à la main ; le tout bien rangé. J’ouvre un tiroir de ce bureau et j’y trouve un porte- buvard ancien, sur lequel est gravée sa signature, et le tampon du département, là où il a taillé la dimension de son monde : mener un projet jusqu’au bout, se donner corps et âme à une activité et en être fier, être un homme comme tous les autres, aimer être un homme comme tous les autres.

 

Les sculptures en albâtre représentent des objets de bureau et d’autres objets personnels : choses de l’usage quotidien qui occupent une place dans la partie la plus intime du désir, choses nécessaires à la production de travail et de vie. (Lygia Perlingeiro. Texte affiché dans la salle d’exposition du Centro Cultural Banco do Brasil, Rio de Janeiro, 1999).

 

L’albâtre, c’est évident, se prête à merveille pour simuler l’action diffuse de l’imaginaire avec sa coloration atténuée, un peu lointaine, et ses qualités pour ainsi dire épidermiques. Cependant, il acquiert ici un contenu de vérité matérielle : membrane sensible qui sépare et unit des univers – passé et présent, rêve et veille, physique et psychique.

[…] Maria-Carmen commence par prendre les fragments d’albâtre comme des ready-made. Sans intervenir dans leur contour, elle finit par transformer une collection de fragments « tout prêts » en une série postminimaliste d’éléments constructifs. (Ronaldo Brito. Maria-Carmen Perlingeiro [catalogue], Centro Cultural Banco do Brasil, Rio de Janeiro, 1999).

 

Cette même année, Maria-Carmen reçoit une décoration du gouvernement brésilien, Chevalier de l’Ordre de Rio Branco.

2000-2001

Elle réalise, avec l’atelier d’architecture 2BM2, le projet primé Les Lances d’Uccello pour l’exposition « Lausanne Jardins 2000 » – commissaire générale Lorette Coen. L’architecte Bénédicte Montant et toute l’équipe du bureau s’engagent pleinement aux projets artistiques et végétaux que développe Maria-Carmen dans les espaces publics.

Le jardin, Les Lances d’Uccello, planté sur la clairière ouest de la colline de Montriond à Lausanne, est constitué d’une seule plante (en 400 exemplaires) : la Sansevieria – plante tropicale aux feuilles en forme de glaive aux marbrures gris-vert. L’intérêt majeur est l’apparence « artificielle » de la Sansevieria : ses feuilles dures, sa géométrie et sa forme sculpturale font penser à un objet synthétique alors qu’il s’agit entièrement d’un végétal. Ce projet est un hommage à La Bataille de San Romano du peintre Paolo Uccello.

En 2001, Maria-Carmen crée l’objet Animal glove pour l’exposition « Playgrounds & toys » au Musée de la Croix-Rouge à Genève. L’exposition, organisée par Art for the World, sous la direction d’Adelina von Fürstenberg, propose des maquettes de playgrounds et des jouets pour les enfants des réfugiés. Animal glove est un jeu d’enfant composé de plusieurs sets de gants et de balles faits de fausses peaux d’animaux. Chaque enfant reçoit sa paire de gants et son ballon et joue comme s’il était un tigre, un zèbre, un ours ou un chat.

En tant qu’artiste-paysagiste, Maria-Carmen participe au projet Anis Vert réalisé par l’atelier d’architecture 3BM3 pour le réaménagement de l’Auberge de Floris, à Anières. Ce projet reçoit le premier prix.

 

Toujours en 2001, elle est invitée par Charlotte Moser pour exposer dans sa galerie de la vieille ville de Genève. L’exposition « Natures mortes » est composée de sculptures en albâtre recto verso, ainsi que de tout un mur de cahiers en albâtre éclairés de l’intérieur.

 

Dans l’albâtre, nous avons des exemples de l’existence solitaire des choses avant (ou après) le contact qui s’établit entre elles – l’état placentaire, pré- (ou post-) natures mortes. Ces sculptures réunissent dans leur stricte formalisation désenchantée la sauvage ambiance post-pop, l’humour irrévérencieux des bandes dessinées, la vulgarisation à l’extrême du quotidien et finalement la dignité et la simplicité classiques dans un morceau de pierre ; stèle absolument contemporaine, monolithe incomplet et défini dans le fragment indéfini de l’albâtre. Un morceau de la « chair du monde », l’opposé contemporain de l’extériorité délimitatrice classique grecque. (Paulo Venâncio Filho. « La naissance des choses communes », Maria-Carmen Perlingeiro [catalogue]. Genève : Galerie Charlotte Moser, 2001).

2002-2005

Elle participe, en 2002, à l’exposition « O espírito da nossa época » de la collection Figueiredo Ferraz au Musée d’Art Moderne de São Paulo, où sont montrés les Livres. L’année suivante, elle suspend pour la première fois les pendules en albâtre à l’exposition « 12 Sculptures » au Gabinete de Arte Raquel Arnaud ; ces pièces annoncent le thème développé dans les prochaines sculptures flottantes.

 

Dans l’exposition qui a suivi, « Alabastros », à la HAP Galeria à Rio de Janeiro, simultanément aux peintures de Jacqueline Adam, l’artiste présente une série de gouttes, sur deux murs, et sept cahiers en albâtre et or sur un meuble de cabinet de dessins éclairé de l’intérieur, meuble dessiné par l’architecte Eduardo Hue.

Ses derniers travaux synthétisent, en quelque sorte, le langage formel et plastique établi depuis ses dessins new-yorkais puisque l’image, extrêmement graphique, est directement gravée, puis peinte, sur les côtés de très fines plaquettes d’albâtre – un juste retour, sinon aux choses elles-mêmes, du moins aux profils des choses. (Stéphane Cecconi. « Dessin 1 : le geste du sculpteur », Les Minutes du Cabinet des dessins. Genève : Musée d’Art et d’Histoire, 1999).

Jeune étudiante, il y avait presque tous les jours des coupures d’électricité à Rio ; je faisais mes devoirs en fin de journée à la lumière de bougies. Je jouais avec la paraffine chaude et observais ma main à travers cette lumière jaunâtre, qui devenait rouge en traversant ma peau. Je pouvais ainsi voir à l’intérieur de mon corps. D’une certaine manière, cette image illustre la pierre que je travaille et la lumière que je cherche à traduire par mes sculptures en albâtre. (Maria-Carmen lors d’une table ronde réalisée à la HAP Galeria, Rio de Janeiro, novembre 2002).

 

.Elle prend part une fois de plus, en collaboration avec l’atelier d’architecture 3BM3 de Genève, à l’exposition « Lausanne Jardins 2004 », avec le projet Palmiers en transit. L’équipe du projet, formée par Bénédicte Montant, Patricia Guaita, Nancy Bidiville et les architectes de 3BM3, a participé physiquement au montage de ce jardin, créant un véritable événement artistique. Ils ont disposé, dans un couloir à ciel ouvert, quarante palmiers d’espèces différentes dans des caisses de transport ferroviaire. L’espace s’est transformé en une entreprise fictive – Palm trans SA. La collaboration avec l’atelier d’architecture 3BM3 – Bénédicte Montant et Carmelo Stendardo – a toujours été positive dans la pratique de Maria-Carmen puisque, grâce à eux, son travail s’est étendu aux espaces publics.

Le Gabinete de Arte Raquel Arnaud à São Paulo organise l’exposition « Arte contemporânea: uma história em aberto » parallèlement à la Biennale Internationale de São Paulo. La commissaire de l’exposition, Sonia Salzstein, a sélectionné des marbres des années quatre-vingt-dix.

 

En 2004, elle réalise une sculpture pour le tombeau d’une jeune fille à Veyrier (Genève) : douze disques en marbre blanc posés sur du granit noir.

2005-2006

En février 2005, elle reçoit dans son atelier de Place- Verte la visite du photographe Richard de Tscharner pour réaliser un reportage photographique. Les images de cette rencontre, en noir et blanc, révèlent l’atmosphère de l’atelier un jour de neige et suggèrent une conversation entre l’artiste et le photographe.

En mai 2005, Cristina Burlamaqui organise l’exposition « Referências fotográficas » (photographies de quatre artistes de Rio) à la Galeria de Arte Ipanema, à Rio de Janeiro. C’est l’occasion pour Maria-Carmen de montrer les oeuvres photographiques réalisées à la fin des années soixante-dix, telles que Frigidissimo et Crudelissimo, des photographies du Pain de Sucre à Rio et de palmiers.

Les photographies, toutes prises à la plage de Flamengo en 1980, montrent le Pain de Sucre, des palmiers et des bus. Dans l’oeuvre Vol Bol / Col Sol (205), nous voyons la montagne, symbole de Rio, en bleu, magenta, jaune et noir, avec des palmiers superposés, emblèmes des tropiques, ainsi que les mots s’inscrivant en relief. Est-ce que le Pain de Sucre serait notre Marilyn? (Cristina Burlamaqui. « Referências fotográficas » [dépliant]. Rio de Janeiro : Galeria de Arte Ipanema, 2005).

En septembre de la même année, elle présente pour la première fois Il meraviglioso mondo delle cose fluttuanti dans la fontaine de San Felice à Volterra, participant au 2ème Symposium de sculpture organisé par Roberto Bianchi.

 

Construite au XIVe siècle, en contrebas de l’enceinte de ce village étrusque, cette fontaine à l’architecture romane évoque l’univers poétique des paysages de la Toscane. De tailles et de formes différentes, ces sculptures sont suspendues par des câbles en acier, créant l’illusion de flotter à fleur d’eau et de se refléter à l’infini. Le contexte organique et naturel choisi par l’artiste pour créer son installation amène le spectateur à l’apprécier selon différents modes sensoriels. L’apparente douceur de l’albâtre, le clapotis de l’eau, la végétation alentour et le mouvement des sculptures mettent en effet tous les sens en éveil. Le spectateur peut alors se laisser porter et s’évader dans Le monde merveilleux des objets flottants de Maria-Carmen. Une expérience magique, inspirante et particulièrement apaisante. (Felipa de Almeida. Communiqué de presse du Meraviglioso mondo delle cose fluttuanti. Volterra, 2005).

 

Au mois de novembre, à l’Espace Topographie de l’Art à Paris, dirigé par Adon Peres, elle participe, avec Le monde merveilleux des objets flottants, à l’exposition « Espace urbain x Nature intrinsèque » – commissaire Evangelina Seiler. Cette exposition fait partie du programme officiel de l’année du Brésil en France et présente des installations, des sculptures et des vidéos d’artistes brésiliens contemporains.

 

Le monde merveilleux des objets flottants de Maria- Carmen est fait d’albâtre et flotte dans la galerie où l’installation semble extraite du mur. La pierre de chaque sculpture se confond avec la pierre et le vieux crépi de l’espace. Les câbles en acier qui les soutiennent finissent par ne plus se voir et l’effet de flottaison est certain. L’installation est en harmonie avec le thème de l’exposition puisque ce monde merveilleux s’intègre parfaitement au contexte urbain de cet espace parisien, jusqu’à s’y confondre. (Felipa de Almeida. Communiqué de presse du Monde merveilleux des objets flottants. Paris : Espace Topographie de l’Art, 2005).

 

Une partie de cette exposition est ensuite présentée au Fri-Art de Fribourg, en Suisse, sous la direction de Sarah Zürcher, en février 2006. L’exposition intitulée « STOPOVER » a permis l’heureuse rencontre du Monde merveilleux de Maria-Carmen avec l’installation photographique de l’artiste suisse Nils Nova.

 

A la fin de l’année 2005, elle est invitée à créer un projet de jardin pour le bâtiment Elna, à Genève. Ce jardin, une « esplanade moderniste », est une installation permanente, composée de tapis de lierres de teintes différentes et de yuccas. Ce jardin a été conçu et réalisé avec la designer d’intérieur Senka Perc, qui a aussi participé à la conception de l’espace de l’exposition au Paço Imperial à Rio de Janeiro.

 

En 2006, au mois de mars, invitée par Lauro Cavalcanti et Lucia de Meira Lima, elle retourne au Brésil pour présenter, au Paço Imperial à Rio de Janeiro, ses principales oeuvres des quatre dernières années. Dans cette exposition ont été présentées : Le monde merveilleux des objets flottants dans sa plus grande version, soit cinquante-deux sculptures suspendues ; quinze Piercings en or blanc et or jaune ; les Lunatiques posées au sol ; la Maestà – un hommage à Duccio di Buoninsegna – composée de quarante-deux disques en albâtre et or jaune ; et Quand les montagnes se rencontrent, une référence aux montagnes suisses.

 

Spontané et sans prétention, c’est un travail qui singularise et distingue ses exemplaires à travers des progressions ou des divisions en série – en laissant derrière lui le concept canonique d’unité formelle – pour se donner entièrement à ses impulsions mimétiques. En corrigeant l’aspect trompeur de l’albâtre, ces impulsions mimétiques sont rapides et directes et produisent une réaction en chaîne. Chacune des séries répond, même nominalement, à une certaine association imaginaire. De simples morceaux ou fragments de pierre, presque des ready-made à peine modifiés, peuvent se transformer ainsi en profils de montagne ou en détritus lunaires. Une calme voracité mimétique semble s’approprier maintenant de la sculpture de Maria-Carmen Perlingeiro. C’est un moment d’ouverture existentielle, d’investissement sensible sur la prodigieuse diversité du monde de la vie. Tout mérite une deuxième peau. (Ronaldo Brito. « Uma segunda pele ». Dépliant de l’exposition au Paço Imperial, Rio de Janeiro, 2006).

 

A l’occasion de l’exposition au Paço, la HAP Galeria organise une conférence de Ronaldo Brito au Paço Imperial, dans la salle de la Maestà : « L’oeuvre de Maria-Carmen Perlingeiro et la sculpture moderne et contemporaine au Brésil ».

 

Pour la réouverture du Château de Nyon, en Suisse, Vincent Lieber, conservateur du musée, invite Maria- Carmen à participer à l’exposition « Une mémoire céramique ». Les sculptures du Monde merveilleux des objets flottants sont suspendues dans deux tourelles du château, face au panorama du lac Léman. Des pièces familières. On reconnaît çà et là une forme quotidienne, une assiette, une coupe… Certes, elles flottent, suspendues dans l’espace, comme si un invisible jongleur chinois les faisait tourner dans les airs.

 

Et il y a aussi le sentiment de cette transparence tout aérienne que vient encore souligner l’apesanteur dans laquelle l’artiste a suspendu ces étranges objets réinventés pour une mémoire qui n’a jamais existé. Et c’est aussi ce choix d’un matériau qui semble doux et reste, tout de même, quelque peu inquiétant, avec sa transparence laiteuse qui ne révélera jamais tous ses secrets. (Vincent Lieber. Salle de l’exposition « Une mémoire céramique », Château de Nyon, 2006).

 

En juillet 2006, Maria-Carmen travaille une fois de plus à Volterra, accompagnée par le designer Alexandre Thursten qui, depuis 2003, collabore avec l’artiste à la présentation de ses images. Dans l’atelier de Volterra, elle réalise les séries des Carabinieri (216) et des Eclipses (217) – celle-ci sera exposée au Museu da Chácara do Céu à Rio de Janeiro en 2007.

2007-2010

2007

MARS
Lancement du livre Maria-Carmen Perlingeiro aux éditions In Folio VD à la Librairie Travessa, Rio de Janeiro

 

AVRIL
Lancement du livre au Gabinete de arte Raquel Arnaud, São Paulo

 

AVRIL-OCTOBRE
Giratoire de Cologny, Palmiers en Transit en collaboration avec l’atelier d’architecture 3BM3. Présentation de La série de palmiers dans leurs boîtes de transport.

 

MAI
Exposition Histoires de peaux et lancement du livre chez Studer Art, Genève. L’exposition comprenait des oeuvres de plusieurs années de production artistique en marbre, albâtre, or peau de sanglier.

 

JUILLET
Lancement du livre + exposition Aquatiques à la librairie Archigraphy, Genève, avec l’installation des «Aquatiques» sur les murs de la librairie.

SEPTEMBRE
Exposition Alabastros à l’Espace Topographie de l’art, Paris, sur invitation d’Adon Peres. Dans un bel et grand espace, toute une série d’Objets flottants, des pièces recto-verso, des Aquatiques, les Montagnes trouées et les Montagnes illuminées.

 

OCTOBRE
Exposition «Aquaticas» au Gabinete de Arte Raquel Arnaud, São Paulo, ainsi qu’une série d’Objets flottants au milieu d’une grande pièce et toute la «Maestà» dans une pièce spéciale.

2008

AVRIL
Installatation à l’Artrium UBS, Genève. Présentation de l’oeuvre “Le monde merveilleux des objets flottants” sur un miroir d’eau.

SEPTEMBRE
Pinacoteca Civica di Volterra. Présentation des oeuvres en albâtre créées auparavant à Volterra. L’espace souterrain de la pinacothèque et son style ancien ont exigé une illumination intégrale des sculptures, de l’intérieur à l’extérieur, le tout est devenu magique, avec les «Lunaticas» à l’entrée de l’espace, les pièces de monnaie dans les boîtes de lumière dans une petite caverne. Trois bases de «Fiore» illuminées, la salle de La Belle et la Bête avec les torses et les …Ziegenfell. Dans une autre salle, des sculptures recto-verso, les «Montagnes trouées » à la montée d’un escalier, et enfin une salle qui acceuillait les Cahiers illuminés.

 

2009

FÉVRIER

Reportage de l’artiste et de sa maison moderniste à Vessy dans la revue Trajectoire Magazine , Genève.

 

MARS
Séjour à Luxor – Vallée des Rois – pour un projet spécial : réalisation de sculptures en albâtre egyptien, in loco. Travail avec des artisans de la Vallée des Rois pour la réalisaton de la série « Têtes » et « Cones egyptiens ».

 

JUIN
Art Basel, Galerie Denise Renée, présentation de la série “Prismas” en albâtre et or Blanc.

 

SEPTEMBRE
Participation à l’exposition collective sur le thème : « La beauté de l’erreur » à l’espace LX FACTORY à Lisbonne, organisée et …. par Puppenhaus créé par Joana Astolfi, Cristina Bravo et Felipa de Almeida. Présentation de l’œuvre « Bicho de sete cabeças », créé en 1981 et exposée 1982 au Musée d’ Art Moderne à Rio. Le travail consiste en 7 displays en métal avec 82 sachets avec différents objets et proverbes en portugais chargés d’humour.

 

2010

FÉVRIER

Au Z’ART à Zermatt l’artiste installe une pièce réalisée avec la peau d’une chèvre de la montagne; l’oeuvre est intitulée «Ziegenfell». Elle expose aussi «Full moon in Zermatt» en albâtre et or blanc.

Pendant toute l’année 2010 ses oeuvres sont exposées au SPA du Lausanne Palace. Les «Piecings» sont installés à l’entrée, les «Aquatiques» dans les couloirs ainsi qu’une grande «montagne percée». Sur une salle de massage on trouve 3 anges de la Maestà.

En allant vers la piscine coulent des gouttes en albâtre sur un mur. Les vitrines qui font face au Lac Léman exposent les «Cahiers» et les fines «Montagnes percées». Et vers la veranda les «Objets flottants» sont suspendus dans les niches de la façade extérieure.